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A 15 ans, nous
habitions le même village en Suisse alémanique et nous étions assis
dans la même classe d'école qui comptait 24 élèves. Par la suite,
deux parcours de vie et de maladie, si proches et différents à la
fois. Il n'y avait pas de présage.
Il n'y
avait pas de raison apparente non plus, une probabilité quasi nulle.
Et pourtant, la cinquantaine à peine entamée, nous avons reçu le
diagnostic de la maladie d'Alzheimer. A cet âge, le nombre de personnes
touchées est d'environ 4 sur 10000 (prévalence 0,04%).

Classe 2ème
Ecole secondaire Schlieren/Zürich 1959
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Christine
Née en 1943 à Zürich
Etudes commerciales
Mariée avec des enfants
Très sportive : alpinisme, ski, gymnastique, vélo, mountainbike.
Nombreux voyages en Afrique, USA, Nouvelle-Zélande, Asie.
Co-fondatrice du Forum Suisse d'Astrologie
Premiers signes de la maladie dès 1992, diagnostic en 1994
à l'âge de 51 ans.
Détérioration rapide et placement nécessaire en milieu ouvert
en 1995.
Se perd souvent et finalement placement dans une institution
spécialisée.
Aujourd'hui, Christine est en bonne santé physique mais à
60 ans, elle ne reconnaît plus ses proches et elle a perdu
toutes ses capacités intellectuelles.
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Marcel
Né en 1944 à Zürich
Etudes de chimie
Marié avec des enfants.
10 ans d'activités dans un Laboratoire de recherche : électrochimie,
chimie physique et génie chimique.
14 ans d'activités de délégué médical au service d'un leader
mondial de la pharmacie.
11 ans d'activités de marketing pharma. Développement d'un
nouveau système de nutrition parentérale.
Diagnostic précoce de la maladie en 1998 à l'âge de 54 ans.
Depuis, en rééducation cognitive au centre de la mémoire
à Genève.
Création et suivi du site Web personnel www.survivre-alzheimer.com,
un lieu d'expression et d'écoute pour les malades dépistés
précocement et leur entourage.
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Pour elle et moi, ce n'était donc pas l'âge. Notre incapacité naissante,
avait-elle des causes génétiques ou multifactorielles et lesquelles
? Des résultats d'études contradictoires concernant les facteurs
de risque nous laissent perplexe et nous rappellent que l'étiologie
de la maladie d'Alzheimer n'est toujours pas connue.
Autre interrogation, autre injustice : pourquoi pour l'un, les déficits
du début se sont rapidement aggravés et pour l'autre, ils se laissent
contenir pendant des années ? Mais la science avance. Des médecins,
neuropsychologues, équipes de soin et associations s'investissent
toujours plus. Grâce aux recherches d'aujourd'hui, les générations
futures disposeront demain des bonnes clés pour prévenir ces lésions,
pour prendre en charge et traiter de façon plus ciblée cette maladie
du cerveau.
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